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"SANOUSSI" libère les femmes et dope la filière "Sanoussi",
le décortiqueur à fonio inventé en 1993 par Sanoussi Diakité, professeur
de mécanique au lycée technique industriel Maurice Delafosse de Dakar,
permet aujourd'hui une transformation rapide du fonio. Du coup, la consommation
est relancée avec un effet d'entraînement sur la production. C'est le
cas au Sénégal, au Mali, en Gambie et au Ghana.
Entre 1995 et 1997, des tests ont été effectués sur le terrain au Mali, en Guinée et au Sénégal. Ceci, grâce à une bourse de recherche octroyée par la fondation américaine A D F (African Development Foundation) basée à Washington. Ces tests qui se sont révélés concluants, ont permis le lancement de la fabrication en série en 1998. L’institut de Technologie Alimentaire de Dakar (ITA), le Cirad ( Institut Français de recherche) ainsi que le Programme de Technologie Agroalimentaire du Bénin (PTAA) pour ne citer que ceux là s’intéressent à l’invention de Sanoussi Diakité. La machine à décortiquer "SANOUSSI" a été lauréat de plusieurs prix: ---le prix International ROLEX en 1996 à Genève ---Le grand prix du premier Salon Africain de l'invention en 1997 à Dakar Six ans après voici ce que dit Sanoussi de ses machines. "Mes machines sont maintenant implantées dans plusieurs pays: Gambie, Ghana, Togo, Bénin, Mali. Au Ghana, la production a augmenté depuis l'introduction de la machine. La fabrication se fait sur commande. Les prix sont de 800 000 F cfa pour la machine électrique, et 1 150 000 F cfa pour la machine thermique. Ce n'est pas encore le rush, parce que nous sommes dans une phase promotionnelle et d'implantation..." Propos recueillis par Madieng Seck. Dakar juillet 2000. LE FONIO, la céréale la plus savoureuse de toute l'Afrique de l'Ouest. En couscous, pâte, boulettes, beignets, bouillie, le fonio est toujours bien apprécié des gourmets. Savoureux, mais aussi très digeste, les plats de fonio figurent désormais en bonne place au menu des restaurants modernes des capitales africaines. A New-York comme à Paris le fonio fait aussi un tabac. Il est bon pour la santé et lutte contre le diabète. Comme le mil, le fonio se mange essentiellement en bouillie et en couscous dans les familles africaines. La sauce qui l'accompagne peut être à base de lait, de pâte d'arachide ou de viande. Le fonio peut accompagner d’autres aliments. Le fonio a des valeurs nutritives incontestées au point que certains nutritionnistes le comparent à l’œuf. Il est très riche en méthionine, un acide aminé très recherché pour sa capacité de supplémentaire dans l’organisme humain. Sa richesse en fibres en fait un aliment facile à digérer. Dans la cuisine africaine moderne et dans l'hôtellerie on trouve aujourd'hui beignets, nouilles, galettes faits à base de fonio. Bref, des plats aussi délicieux et succulents les uns que les autres, des plats bon pour la santé. En effet, bien que les recherches n’aient fait que commencer, tous les spécialistes s’accordent à lui reconnaître des qualités diététiques exceptionnelles. Le grain de fonio décortiqué ne contient pratiquement aucun lipide, à la différence des autres céréales dont le germe, riche en corps gras, ne disparaît jamais totalement au décorticage. Aussi, contrairement au riz et au mil, le fonio n’augmente pas le taux de sucre (glycémie) chez les diabétiques. Cette particularité fait du fonio un aliment recommandé pour les personnes atteintes d’obésité ou de diabète. Ayant les mêmes qualités gustatives que le riz, le fonio est de plus en plus consommé dans les grandes capitales africaines, Abidjan, Dakar, Bamko, Ouagadougou, Conakry où des restaurants moderne le proposent au menu. Fonio : revue de presse Un décortiqueur pour le Fonio (SYFIA-Sud-Quotidien) La céréale la plus savoureuse de toute l'Afrique de l'Ouest va peut-être enfin devenir plus facile à préparer, grâce à un inventeur sénégalais. (cf bulletin syfia n° 60 janvier 1994) RESTAURANTS: Les céréales locales s'affichent au menu. (Syfia-Sénégal) Tenir un restaurant africain moderne, y présenter une bonne cuisine à base de céréales locales a toujours été le pari de Bineta Diallo Dioh. Au coeur de Dakar, les plats de cette pionnière, plusieurs fois primée, attirent la clientèle. (cf. bulletin syfia n°139 juillet 2000) |