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Au Mali, selon les estimations faites par le Projet de développement de la filière karité, 60% des amandes collectées sont transformées en beurre par les méthodes traditionnelles. Selon la même source, les rendements de l'extraction artisanale ne dépassent pas 18 à 20%, alors que la méthode industrielle donne des rendements de l'ordre de 35 à 45%. Mais les tentatives de traitement industriel à travers l'Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) se sont heurtées à l'irrégularité de l'approvisionnement en matière première. Huicoma qui peut traiter 4 000 T/AN d'amandes, n'en traite actuellement que 400 à 700 T. Pour cela, il faudra changer les méthodes de traitement des amandes, les faire bouillir et les sécher au soleil, au lieu de les enfouir dans le sol, pour les protéger de la décomposition et des attaques des prédateurs. En plus de la préservation, les responsables de la filière envisagent de "perfectionner" sur place la transformation du Karité.
Le beurre de Karité dans l'agroalimentaire Au Burkina-Faso. On estime que 88% des ménages en milieu rural consomment exclusivement du beurre de karité. En milieu urbain 25% des ménages consomment régulièrement le beurre de karité. En Europe 40 000 à 60 000 T de karité sont utilisés annuellement dans la confiserie et la chocolaterie (remplissage et enrobage des produits à base de chocolat), dans la margarine (fabrication des brioches). On se rappelle le débat fort houleux qui a opposé il n'y a pas longtemps les fabricants de chocolat aux exportateurs de cacao qui n'entendaient pas accepter le remplacement de leur produit par d'autres comme le beurre de karité dans la fabrication du chocolat. Dans la composition du chocolat, on le retrouve comme CBE (Cacao Butter Equivalent), c’est-à-dire comme un équivalent du beurre de cacao. Il apporte une onctuosité sans pareille sans oublier son haut point de fusion très apprécié des amateurs de chocolats habitant les pays chauds. En plus de cette utilisation alimentaire, le karité a acquis, au fil des années, une réputation dans le domaine de la cosmétologie et de la pharmacologie. Il est associé dans la production de plusieurs produits industriels destinés aux femmes, aux hommes et aux enfants. Il sert dans la médecine traditionnelle contre le rhumatisme, les foulures et entorses, les blessures, le rhume et la grande fatigue en massage sur le corps. Cosmétique: Pour les soins des cheveux, le karité nourrit, protège, revitalise et favorise la pousse des cheveux. C’est un produit idéal pour les soins capillaires des cheveux cassants, secs, abîmés, fragiles et teigneux. Pour les soins du visage, le karité protège, hydrate, ajoute de l’élasticité, diminue les effets de vieillissement et apaise la peau irritée. Il est merveilleux dans les crèmes antirides dans les médicaments qui relâchent et amollissent les tissus du visage et le contour des yeux Pour les lèvres, il hydrate et protège surtout en période de grand froid. On l’utilise aussi comme baume ou brillant à lèvres. Pour les soins de la peau, le karité adoucit, hydrate, nettoie, protège et relaxe la peau. Il est remarquable dans les crèmes anti-vergetures( fines raies cutanées, d’aspect cicatriciel ) et post-épilatoires ainsi que dans les lotions solaires, les produits de massage et les savons et sert aussi d'excipients de suppositoires.
Pharmacopée :Le karité cicatrise la peau dans le traitement des brûlures, des eczémas et des zonas. Il dégage les voies nasales lors d'allergie au rhume. Il entretient les muscles avant et après les activités sportives. Le karité s'applique comme produit de massage en cas de luxation ou entorse et contribue à la guérison des furoncles. Il sert aussi à lutter contre le froid, les angines et les infections. Il contient des vitamines A, E et F. Karité : Grandes potentialités peu exploitées
- le complexe des citadins à consommer le beurre de karité - les méthodes artisanales d'extraction et de traitement du beurre de karité - le différentiel de prix avec les autres huiles ou graisses végétales comme le cacao Les
exportations.
En Afrique, en 1998, elles ont atteint 15 451 T d'amandes pour une
valeur de 675 millions de F cfa. En 1999, elles ont chuté à 4 055 T pour
une valeur de 312 millions de F cfa. Ces chiffres ne concernent
pas les exportations de beurre. Sources:Bréhima Touré |